Les plateaux calcaires et les garrigues cévenoles, paysage pastoral vivant depuis 3 000 ans
Les Causses et les Cévennes forment un paysage culturel inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2011 pour son agro-pastoralisme méditerranéen : un système d'élevage transhumant pratiqué sans interruption depuis l'Âge du Bronze sur ces causses (Méjean, Noir, Comtal, Larzac) et ces versants cévenols. Roquefort-sur-Soulzon, les caves fromagères dans le roc, les drailles (chemins de transhumance) et les bergeries en pierres sèches témoignent d'une culture paysanne millénaire qui résiste à la modernisation agricole.
À propos des Causses et des Cévennes
Le causse Méjean, plateau désertique à 1 000 mètres d'altitude, est l'un des espaces les plus sauvages de France métropolitaine, peuplé de vautours fauves réintroduits dans les gorges du Tarn. Les gorges du Tarn — encaissées de 500 mètres dans le causse — constituent l'un des sites naturels les plus spectaculaires du Massif central. Les Cévennes, versant cévenol chaud et méditerranéen, sont la terre des châtaigniers, des sources et des villages huguenots décrits par Robert Louis Stevenson dans son Voyage avec un âne dans les Cévennes (1879).
- En voiture : depuis Montpellier, A75 direction Millau puis D809 pour rejoindre le causse Méjean. Depuis Nîmes, D999 vers Alès puis les Cévennes.
- En train : gare de Millau ou Florac depuis Montpellier (TER). Pas de desserte directe au cœur du massif.
Pourquoi y séjourner en chambre d'hôtes ?
Les Causses et les Cévennes sont le territoire de l'hébergement authentique par excellence : bergeries rénovées sur les causses, maisons cévenoles en schiste avec jardins en terrasses, gîtes de transhumance. Le Machaon à Saint-Léons (39 km) — avec son musée Henri Fabre de l'entomologiste des garrigues — ou Le Camarat à Nant (28 km) incarnent ce tourisme de nature et d'authenticité que les voyageurs recherchent dans ce territoire préservé.